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« La fiction sauve, la réalité tue », Javier Cercas

Comme si nous avions atterri

Par hasard Sur un toit

Low down

Quand commence le présent infini ?

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Cadavre exquis sauvage – 2

Sur la lande déserte, à potron-minet, deux silhouettes se séparent et s’éloignent l’une de l’autre pour s’enfoncer dans la brume montante, pour user du silence vociférant comme celui couvert par le moteur des guimbardes, au-dedans desquelles s’esclaffent des femmes aux lourds bijoux. Ailleurs on aurait voulu tout au moins froisser leur aisance de classe en leur foutant un doigt dans le cul mais doucement sans brutalité – parce qu’on les emmerde – on s’en fout – c’est comme ça… Ici l’alternative, c’est un tango au milieu de l’océan quand les éléments se déchaînent. Alors, alors, se démêlent les âmes lumineuses et les bras de fer, alors, alors, se tiennent ensemble les quatre.

Quatre et quatre font huit

Huit et huit font seize

Seize arts sauvages

Ces arts sauvages !

Cadavre exquis sauvage – 1

Le surgissement de ton sourire imprime la bienveillance sur la pellicule de notre théâtre adolescent : les corps se découvrent, les idées s’essayent à l’utopie, les désirs enflent comme voiles sur le Nil, au gré du passage des cataractes, enflent comme le burnous de l’écrivain dans les jardins d’Alexandrie ou d’ailleurs. L’essentiel est de partir. Peu importe comment. Mais s’éclipser, s’éloigner, peut-être fuir. Dans nos culottes, légères, dans nos culottes encombrées, fuir, oui sans doute. Il me faut pourtant souvent rester sobre, lorsque tout m’entraîne loin de l’aura primitive du monde.

Rrose Sélavy

Rrose Sélavy

Il faudrait saigner la vie Enchanter l’épice du jour Vivre dans le mouvement des riens Marcher comme on freine Mieux regarder rire quand on pleure S’essuyer sur son dernier amour Suicider ses espoirs Trouver le noir du rouge le rouge du noir la transparence Enchanter le désespoir Ne rien attendre mais tendre…