« à l’infini, nous rassembler »

Entrainée dans l’océan des occasions perdues

J’aurai voulu/ Sans trembler

Ré-énoncer le monde

 

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Rien devant Trouble derrière

Quand les mots se collent de chaque côté du corps

Le temps s’affole

Le sommeil devient vertige liquide

La nuit se cherche

Et le jour se mure

 

 

 

ZAO WOU-KI/ « L’espace est silence »

Il traverse les apparences, en quête d’un espace toujours plus vaste pour soutenir la tension entre ce qui existe pour les yeux et ce qui ne se voit pas.

Il peint selon l’humeur du moment, sa facture est toujours gestuelle et lyrique, les micro sillons fluides ou empêtrés, le détail infime, la déambulation infinie.

Le vent pousse la mer dans des variations multiples, l’horizon emporte tout et détruit les certitudes. Il s’agit de « substance et de vide : pas de projet directeur, pas de schéma de dessin, rien que le désir ou plus exactement la pensée de peindre » (Bernard Noël)

Hors de l’abstraction, il crée sur la toile un espace neuf dans lequel notre regard peut se perdre.

SILENCE.

Traversée des apparences. Encore.

La peinture jaillit comme des crachats de vie, des rêves d’autres horizons, l’eau coule et troue l’opacité de ce qui se joue entre ciel et terre.