Balade

Miroitement de l’eau, nul souffle ne la trouble,
des bras noueux se tendent vers le promeneur.
Les roseaux, bâtons de foire, ont cassé à la surface de l’eau ;
Il fait nuit. Seulement la blancheur du cercle des bouleaux –
Le labyrinthe où personne ne perdra plus personne.

Il la savait là
recroquevillée

L’étang au repos, le sillage de ses cheveux
– la corde du promeneur
les tas de fagots qu’il a déposés,
là et plus loin,
la paille éclaire le cabanon
sous la tôle et les étoiles
brillance.
Les âmes réchauffées dessous la pierre,
leurs yeux aveugles, leurs yeux comme un trait
sur l’enfance.

Il la savait là
déployée

Le cœur renversé en fer forgé,
son cœur en gerbe de lierre
sous la verrière- moiteur
tapissée de salpêtre,
sa bouche- fleur de soufre
du promeneur s’est détournée.

Il la savait là
emmurée

les totems bleus, les totems bruns
entre, elle avance dressée
–    sur la pointe du pied, du sein,
du coin des lèvres elle avance
vers l’Idéal
mais ne piétine, ne se détourne
de celui qui ose poser ses doigts terreux
sur les épaules cuivrées
de l’amante éternelle.

Il la savait là
pétrifiée

 

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