Lumineuse mélancolie

au bord du large

Le long des venelles ouatées d’humidité je marche. Les murs de granite résonnent de mes pas hésitants. Je m’éloigne de cet océan que mes chagrins ennuient. Il est ample, puissant, indifférent à l’emprise des ténèbres. J’entends son râle bleu acier qui me suit et me colle à la peau et je me dévoile timidement sous le faisceau orange des lampadaires. La chaleur de l’éclairage me frôle sans m’atteindre. Je sais que je suis là. Qu’il suffit de peu pour que je surgisse. Mais « je me pèse à moi-même ». Je souris, cette expression, il y a si longtemps que je ne l’ai entendue. Elle faisait partie du rire de mon grand-père… Un souvenir. C’est l’oubli assuré d’un présent dont je ne sais que faire.

Je marche. Aveuglée par les vertiges. J’avance en attendant le changement des marées. Le brouillard va se lever. Je serai alors sur la lande. Là où les mouettes se prennent pour le sphinx. Là où je me prendrai pour une mouette…

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Auteur : Les ateliers de traverse

Ateliers d'écriture: textes, animations, événements, publications Les Ateliers de traverse sont présents dans la région parisienne, en Normandie et dans le Languedoc Roussillon

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