En février, 2 ateliers d’écriture

Il y a 6 ans, l’exposition « Sous influence » se déroulait à La Maison Rouge, Paris.

© Claudine Dozoul

Ce mois-ci, les Pôles 30 et 76 proposent deux ateliers d’écriture « sous influence ».

le samedi 09 février, de 10h00 à 16h00, à St Germain des Essourts (76)

>> en savoir plus auprès de Claudine Dozoul, ici

le samedi 16 février, de 10h00 à 13h00, à Nîmes

> en savoir plus auprès de Catherine Robert,

En attendant, on peut lire, le Dossier de presse « Sous influences »

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Novembre, 3 ateliers d’écriture

Lumières effacées

Samedi 10 novembre de 10h00 à 16h00

Bosc Roger en Roumoix (76)

animation Claudine Dozoul

> à découvrir ici

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Diffraction sans bord

Samedi 17 novembre de 10h00 à 13h00

Carré d’art, Nîmes (30)

animation Catherine Robert

> à découvrir ici

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Lumières d’automne

Samedi 24 / dimanche 25 novembre de 10h00 à 16h00

St Martin de Boscherville (76)

animation Claudine Dozoul et Armelle Normand

> à découvrir ici

Week 4

. Série comme les portraits de femmes qui accueillent, nourrissent, vont au labeur, sourient et jouissent. 

. Série comme les incas et les aztèques,  et une pie, l’acide et l’amer, vénéneuse et venimeuse, la gauche et la droite.

. Série comme la famille, le dimanche, la SNCF, les diplômes, les cités et les généralités (toutes).

. Série comme 1521, le son des gongs, les poulets et les cochons sacrifiés, le sang et l’or, le riz nourricier, Magellan à terre.

. Série comme une argile, un tour, une chamotte, un biscuit, une couleur, une passion, un départ.

. Série comme la chaleur, l’incendie, Athènes, les morts, une jeune fille triste.

. Série comme une larme de sperme, une goutte de sang, une perle lacrymale.

Catherine Robert

Week 3

Série comme ego, égocentrisme – non -, égoïsme -non-, égotisme – non – ; narcissisme au sens psychanalytique « investissement du sujet sur lui-même ».

Série comme un campus universitaire, des enseignants-chercheurs en informatique, un médiateur qui se défausse, des correcteurs qui peinent à justifier leur sévérité, un jeune homme – que je sais en colère – faire face dignement.

Série comme les mystères pascuans, le tuf érigé sur la plage, les têtes dans les pentes volcaniques, la patine sang du Sophora toromiro, des signes symboliques gravés, la mana et le tapu, une forêt disparue, des rats et des polynésiens, une culture très menacée.

Série comme le trajet à travers les garrigues, le littoral méditerranéen, la campagne et ses trouées sur le canal du midi, la ville rose.

Série comme deux frères, leurs souvenirs, l’univers des raves – leur déchéance et leur banditisme -, la musique et l’euphorie.

Série comme la flûte, les percussions, la voix, le chant des insectes, la brise dans les feuilles, les galets sur les semelles, le glouglou dans les gosiers, l’écho des mâchoires, les paroles qui montent aux étoiles, les pétarades festives, les enceintes déversant le rock et le son hypnotique de la techno.

Série comme un inventaire de garde-fous qui ne reviennent pas en cas de coup du sort, ils existent cependant mais impossible de remettre la main dessus alors que c’est à ce momentlà qu’ils seraient utiles et l’on se demande à quoi ça sert quand on va bien et qu’on en n’a pas besoin ; or toutes les cultures en possèdent, de ces rituels qui du plus simple au plus élaboré se pratiquent avec régularité et faste parfois, ou dans une simplicité confondante ; toutefois ces béquilles, pour elles aussi, se sont totalement montrées inopérantes lors d’invasion, de guerre, d’agression physique, de torture mentale, d’acharnement psychique ; aussi suffit-il aujourd’hui d’égrener « ici, maintenant , mon intérieur, mon extérieur, je suis mais pas les autres » ; et c’est très difficile de relever la tête, de se redresser, d’arquer le corps et de regarder droit devant soi, là où il y autre chose, forcément autre chose.

Catherine Robert