Fragments collectifs

Les rencontres, les voyages et les découvertes de quelque sorte

sont toujours prétextes d’écriture

seul(e) ou à plusieurs.

Les Ateliers de traverse affectionnent ces moments magiques.

22-10-2013-Pigments[1]

Rien n’est permanent à Mogador…

Murmurer la magie des fruits

Presser les braises entre les paumes badigeonnées de miel

Amadouer l’austérité

Tenir tête au général Lyautey devenu sourd

Traverser le youyou des femmes en colère

Chercher – en vain – les remparts de la médina

Consigner le présent

Avoir l’impression d’écrire la même histoire

Ne faire fuir ni le désir ni les étreintes ni les frémissements ni les sursauts du corps.

Sans se toucher.

Le long des murs blanchis à la chaux s’élevaient les asphodèles dans le bleu du ciel, lueurs surmenées dans le passage. Intense.

Leur grand amour aurait pu s’éteindre.

Rien n’est permanent à Mogador…

 Collectif, octobre 2013

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